< Toute chose vers le néant s'en va, vieillit et râle et trouve le trépas : l'Homme expire, le fer rouille, le bois pourrit, les murs croulent et le rosier se défleurit. Même les noms sombreraient dans l'oubli, s'ils ne figuraient dans les livres : sans la plume qui nous les livre, l'Homme n'est rien que vent coulis > .... { Master WACE, Chronique des ducs normands. }
9 Décembre 2012
J'en ai entrepris la lecture suite à de nombreuses recommandations. Et puis, étant donné tout le bruit qu'à engendré "Vendetta", du même auteur (ma lecture actuelle), tout ça ne pouvait que susciter ma curiosité.
Que nous dit la quatrième de couverture ?
<< Joseph a douze ans lorsqu'il découvre dans son village de Géorgie le corps d'une fillette assassinée. Une des premières victimes d'une longue série de crimes. Des années plus tard, alors que l'affaire semble enfin élucidée, Joseph s'installe à New York. Mais, de nouveau, les meurtres d'enfants se multiplient... Pour exorciser ses démons, Joseph part à la recherche de ce tueur qui le hante. Avec ce récit crépusculaire à la noirceur absolue, R. J. Ellory évoque autant William Styron que Truman Capote, par la puissance de son écriture et la complexité des émotions qu'il met en jeu. >>
Mon avis :
Nous sommes dans les années 40', perdus dans un comté de Georgie. Mais alors que l'Amérique entière tremble des repercussions de la seconde guerre mondiale et du nazisme sur tout un chacun, les oeuvres d'un tueur en série commencent à se manifester.
Au milieu de tout ça, il y a le petit Joseph, qui découvrira un jour, lui-même, le corps d'une de ces fillettes assassinées, et cette image le hantera pendant des années. Il verra alors sa vie entière se modeler au gré de l'ampleur de ces crimes atroces.
Narration à la première personne, Joseph, le protagoniste, raconte avec une sensibilité rare comment les fantômes du passé nous suivent inéxorablement refusant d'être exorcisés malgré notre lutte pour aller vers l'avant.
La première moitié du livre a été très captivante, mais alors par la suite, plus j'avançais et plus la cadence de l'intrigue ralentissait laissant de côté cette affaire de crime, l'enquête policère, pour se focaliser sur la vie de Joseph, ce qui est un peu dommage.
Malgré tout, le dénouement est surprenant, quelque peu imprécis mais c'est ce qui en a néanmoins fait le charme.