< Toute chose vers le néant s'en va, vieillit et râle et trouve le trépas : l'Homme expire, le fer rouille, le bois pourrit, les murs croulent et le rosier se défleurit. Même les noms sombreraient dans l'oubli, s'ils ne figuraient dans les livres : sans la plume qui nous les livre, l'Homme n'est rien que vent coulis > .... { Master WACE, Chronique des ducs normands. }
14 Décembre 2012
Après avoir lu ce thriller anglais des plus envoûtants, et comme je m'y attendais, mon avis ne pourra que corroborer les critiques écrites à son sujet. Un ouvrage léger, qui se lit sans grande difficulté mais qui aspire jusqu'à la dernière once de votre attention.
Que nous dit la quatrième de couverture?
<< Fin des années 1990. Leonora Galloway entreprend un voyage en France avec sa fille Penelope. Toutes deux ont décidé de se rendre à Thiepval, près d’Amiens, au mémorial franco-britannique des soldats décédés durant la bataille de la Somme. Le père de Leonora est tombé au combat durant la Première Guerre mondiale, mais la date de sa mort gravée sur les murs du mémorial, le 30 avril 1916, pose problème. Leonora est en effet née près d’un an plus tard. Ce qu’on pourrait prendre pour un banal adultère de temps de guerre cache en fait une étrange histoire, faite de secrets de famille sur lesquels plane l’ombre d’un meurtre jamais résolu et où chaque mystère en dissimule un autre. Le lecteur est alors transporté en 1914 dans une grande demeure anglaise où va se jouer un drame dont les répercussions marqueront trois générations. >>
Mon avis :
Leonora Galloway se rend, en compagnie de sa fille Penelope, à Thiepval, où se dresse le mémorial de la bataille de la Somme en l'honneur de milliers de victimes dont John Hallows: son père, décédé un an avant sa naissance. Leonora raconte comment elle parvint, tout au long de sa vie à obtenir, au compte-goutte, des explications aux mystères qui rôdent autour de sa famille depuis bien avant sa triste enfance à Meongate, le domaine familial.
Puis la narration se fait à travers les voix de différents protagonistes, dans un certain enchaînement, et de façon à ce que chaque témoignage apporte autant de certitudes que de doutes.
Bien avant la seconde moitié du livre, on commence d'ores et déjà à monter mentalement des théories quant à chaque mystère, si bien que, portés par nos réflexions d'une part, et par l'intrigue d'autre part, on ne sent plus le temps passer et on en est déjà au dénouement juste après avoir observé l'ultime retournement de situation complètement inattendu qui survient à peu près au cours des cinq dernières pages, alors que l'on croyait que toutes les parties du mystère avaient été élucidées.
Sans parler de toute l'émotion qui se dégage de certains passages, notamment quand il y est fait référence à l'insignifiance d'une vie humaine face aux milliers d'âmes qui passent du sombre côté de l'agonie par temps de guerre.
Ce livre a obtenu le prix des lecteurs 2011, et je ne sais pas pour vous, mais moi je suis totalement conquise.
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Voici ma Playlist du vendredi, histoire d'apporter un peu de douceur à vos fins de semaine.
Bonne Lecture à tous et à toutes