< Toute chose vers le néant s'en va, vieillit et râle et trouve le trépas : l'Homme expire, le fer rouille, le bois pourrit, les murs croulent et le rosier se défleurit. Même les noms sombreraient dans l'oubli, s'ils ne figuraient dans les livres : sans la plume qui nous les livre, l'Homme n'est rien que vent coulis > .... { Master WACE, Chronique des ducs normands. }
23 Décembre 2012
Que nous dit la quatrième de couverture?
<< Sous le vernis d'un genre, chacune des phrases de Jane Austen attaque les conventions, traque les ridicules, et finit avec une grâce exquise par pulvériser la morale bourgeoise, sans avoir l'air d'y toucher. Les héroïnes de Jane Austen lui ressemblent, elles aiment les potins mais détestent bavardages, grossièreté et vulgarité. La pudeur, le tact, la discrétion, l'humour sont les seules convenances qu'elles reconnaissent... Et si Jane Austen mène les jeunes filles au mariage, c'est fortes d'une telle indépendance qu'il faut souhaiter au mari d'être à la hauteur ! A lire yeux baissés et genoux serrés pour goûter en secret le délicieux plaisir de la transgression des interdits. >>
Mon avis :
Jane Austen a écrit "Persuasion" -qui a fait l'objet d'une publication posthume- et nous a quittés n’ayant le temps ni de le corriger afin de nuancer certains passages, ni même de choisir un titre. Ce qui justifie les traits de caractère vaniteux exagérément accentués chez certains personnages de la noblesse de l'époque. Ce qui est parfaitement incarné par le personnage de Sir Walter Eliott, Baronet veuf et père de 3 jeunes femmes : Elisabeth, l'aînée et l'héritière de l'esprit hautain et vaniteux de son géniteur; Mary, bavarde, futile et hypocondriaque, épouse de Charles Musgrove de Uppercross Hall, et enfin Anna, la cadette mais aussi la plus fine et intelligente des trois mais dont la beauté est fanée à 27 ans contrairement à son aînée.
Sir Walter Eliott, ses biens économiques se restreignant, se voit obligé de louer son château de Kellynch à l'amiral Croft et son épouse, soeur de Frederick Wentworth, officier de la marine sans avenir en perspective, avec qui Anna Eliott a été contrainte de rompre ses fiançailles des années auparavant, persuadée par Lady Russell -une amie de longue date de sa mère défunte- que celui-ci n'était pas un assez bon parti pour une Eliott. Mais alors qu'Anna se résigne à laisser le temps soigner son cœur brisé, Frederick Wentworth refait son apparition, cette fois-ci avec un statut social beaucoup plus élevé et en quête d'une épouse pour fonder une famille. C'est alors qu'on observe une série de péripéties où Anna et Frederick, souffrant encore de l'amertume du passé, sont amenés à se croiser continuellement.
Ma première lecture Austinienne, d'une légèreté trompeuse, car comme assez souvent en littérature classique, l'auteur nous propose indirectement de lire entre les lignes, d'observer les personnages, leurs défauts (délibérément) prépondérants, la résignation chez certains, la souffrance brave et muette chez d'autres. On s'attend, en commençant ce genre d'ouvrages à une fin heureuse, à des frissons accompagnants la lecture des dernières lignes. Un roman très touchant et je me réjoui déjà de mes prochaines lectures, à savoir « Orgueil et Préjugés » ainsi que « Raison et sentiments ».
Je vous laisse avec ma Playlist Cocooning;
Bonne fêtes à tous et à bientôt
/http%3A%2F%2Fimg.hellocoton.fr%2Ffr%2Fbadges%2Fbadge-02-125x70.png)